C.A.T. [Car Audio Tape]

C.A.T. [Car Audio Tape]


Based on the original work :



Grégoire Lauvin Landstape Julien Toulze Car Audio Tape,
installation sonore,

2012 2007,

Galerie Susini École Nationale Supérieure d’Art la Villa Arson.

Publié le 6 novembre 2012 par Sarah Taltavull

Corrigé le 6 octobre 2014 par Jean-François de Saint-Avertin



Cette installation nous amène à la rencontre d’un monde robotique miniaturisé.

C’est une œuvre sonore, l’artiste a d’ailleurs déjà travaillé avec le son, comme dans une installation où la croissance de petites plantes produisait des bruits qui étaient retransmis et amplifiés chez lui.

L’œuvre se compose d’un « terrain » surélevé de quelques centimètres du sol, et sur lequel est créé un parcours fait d’une de mille mètres de bande magnétique de cassette audio, qui va être parcouru et lu par des robots équipés d’une tête de lecture et d’un haut parleur et transmis à un gros ampli Marshall de métalleux poilu. Ces Cette petites machines ont a été fabriquées par l’artiste uniquement avec des objets de récupération. D’ailleurs, Grégoire Lauvin Julien Toulze a prit le parti de laisser visible le moindre composant électronique. Comme si illaissaient (là il y avait de vraies fautes) apparaître leur squelette électronique.

Les robotsemblent prendre vie lorsqu’un son est lu sur la bande magnétique. En effet il émane du haut parleur gros ampli situé sur le dos du robot au milieu de la pièce. Souvent ces sons sont des enregistrements de voix de sons du quotidien captés pendant une période d’un mois au Danemark incompréhensibles, Grégoire Lauvin Julien Toulze n’a pas retravaillé ces enregistrements qui donnent une impression de sons robotisés. Grégoire Lauvin Julien Toulze nous replonge (pourquoi re- ? ) dans un univers enfantin, de petites voitures téléguidées parcourant un circuit. Mais cette fois-ci nous ne sommes pas une fois de plus maîtres de leurs mouvements, ils ne font que suivre le trajet marqué par la bande magnétique et imposé par l’artiste l’artiste n’impose rien, une radio-commande est à disposition du public.

Nous nous trouvons alors à la limite du jouet et du robot semi indépendant. La personne présente à la galerie Susini l’École Nationale Supérieure d’Art la Villa Arson à Nice nous a montré la « réaction » du robot si on le détournait de son chemin sol magnétique. L’émerveillement survient alors lorsqu’on se rend compte que le robotspectateur-acteur, ne se trouvant plus sur sa trajectoire habituelle la zone émettant un vacarme insupportable se met alors à chercher avec acharnement la bande magnétique. Il continuera à la chercher pour continuer à effectuer l’action pour laquelle il a été crée et il réussira.

Les robotfont fait alors apparaître un paysage sonore (mouaih, un chat martyrisé surtout). Sans eux lui nous ne pourrions pas le percevoir car il fait parti d’un monde virtuel. Ces Cette petitemachines prennent prend alors toute leur son importance et se rendent rend indispensables insupportable. L’artiste est comme l’écrivain de ce paysage et les robots comme les traducteurs de ce monde invisible (WTF ???).

 

texte d’emprunt  sur unmondemoderne.wordpress.com/2012/11/06/gregoire-lauvin-landstape-installation-sonore-2012-galerie-susini/ par Sarah Taltavull